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lundi 30 septembre 2013

Lac Tahoe : road trip de l'été 2012 dans le sud-ouest des U.S.A. (13)


Du 25 au 26 juin

Pour clôturer la série d'articles consacrés au road trip de l'été 2012, voici la dernière étape du parcours avec le 2ème plus vaste lac d'altitude des USA (après Crater Lake) : Lac Tahoe.

Après avoir quitté Yosemite National Park, on passe par Mono Lake pour nous diriger vers Tahoe.

Lac Mono
Situé au coeur du Mono Basin, un vaste bassin volcanique, c'est un des plus anciens lacs d'Amérique du Nord. Cinq rivières alimentent ce lac en eau, chargée de grande quantité de sels minéraux. La seule issue de l'eau de ce lac est l'évaporation. (source : http://www.parcs.net/mono/)

Les vaches du coin ne sont pas à plaindre. L'espace qui leur est dévolu pour paître semble bien suffisant. Si les vaches élevées en batterie voyaient ça ...


Pour dormir, on se retrouve dans un bon vieux motel, dans un village quasi désert. Mais là, c'est la surprise ! L'affiche du film français "The Artist" au beau milieu de l'épicerie.


Les vendeuses n'ont pas idée que le film est français mais on le leur apprend. Quelle fierté de voir notre production représentée si loin dans les tréfonds de l'Amérique !

Une fois arrivés au lac Tahoe, on s'installe dans un camping au bord de l'eau, côté sud, près d'Elk Point. Il faut savoir que le lac est entouré de parcs d'Etat. Ainsi, il est protégé sur une grande partie de son littoral mais aussi de ses reliefs, que l'on voit en arrière plan. Pour randonner dans cette région il faut prévoir une autonomie de plusieurs jours.


On est passé côté Nevada mais la Californie n'est qu'à quelques pas. L'eau est fraîche car c'est un lac d'altitude, réputé pour la transparence de son eau (qui diminue dramatiquement depuis le début du XXème siècle, c'est à dire de la pollution humaine).


Des oies du Canada, ou Bernache, se baladent sur la plage au même titre que les touristes.






On explore le flanc est du lac. Memorial overlook :




Spooner lake n'est pas très loin en voiture. On en fait le tour rapidement, entre rives et forêt :

On dirait la Bretagne non ?!



On finit brièvement par la vue sur Cave rock :



De retour sur la plage, on observe que les racines des arbres se dirigent vers le lac et son eau douce :


Le coucher de soleil est joli car le lac est entouré de montagnes.


On s'amuse un moment à regarder un jeune aigle se faire disputer par deux couples d'oiseaux plus petits, défendant leur territoire.


Voilà ! C'est la fin de ce tour du sud-ouest des USA.

Dans l'ensemble on a surtout souffert du couple secheresse/chaleur le jour et du froid la nuit. Les paysages rencontrés, notamment les déserts de toutes sortes, nous ont beaucoup impressionnés. Ce monde minéral nous a cependant moins plu que le monde animal du nord-ouest (visité en 2011). C'est une question de point de vue et d'intérêt pour l'observation animalière. Voir un grizzli reste une expérience unique et palpitante quoique relativement dangereuse !!

Au total cet été, on a randonné 183,2 kms.

La fin de notre périple marque également la vente de la voiture. Après le lac Tahoe, c'est a Reno que nous faisons le tour des vendeurs de voiture, réputés pour être des escrocs. Les 3-4 premiers que nous avons visité voulaient nous reprendre la Chevrolet Lumina 1996 pour 500 $, autant dire une bouchée de pain. Les petites annonces se sont révélées infructeuses. Finalement, on l'a vendu 1000 $ à un "car dealer" (vendeur de voiture) qui nous a, selon lui, fait une faveur (il a surtout fait une super affaire !) Je dois avouer qu'on a eu notre pincement au coeur de laisser cette voiture qui nous a transportés par monts et par vaux sur tant de dénivelé (comparés à la platitude de Lafayette) et de routes américaines. Elle a dû aussi avoir de la peine de finir dans la ville du divorce (Reno est le pendant de Las Vegas) si loin de la Louisiane natale.

Quel profil !
Afin de rester un petit peu en Californie, et avant d'écrire de nouveaux articles consacrés à la Louisiane, le prochain billet sera dédié à notre découverte de San Francisco, "Frisco" pour les intimes. Une ville inoubliable, aux multiples facettes que nous avons visité pendant les vacances de Thanksgiving 2011. L'aventure continue !

dimanche 21 novembre 2010

Prendre le bus à Lafayette

Il y a quelques jours, j'ai trouvé un travail (d'où le retard pour cette publication, désolée). Je suis coordinatrice pour l'Alliance Française de Lafayette. J'ai dû aller à une réunion un mardi soir, jour de Yoga pour Roland et moi d'ordinaire. Comme j'ai pris la voiture, Roland s'est dévoué pour expérimenter les transports en commun municipaux. Le défi consistait à aller du sud de la ville au centre-ville de Lafayette... Vous verrez, ça se passe (presque) de commentaires ! Alors on attend les vôtres...

(Roland) Je reconnais que j'avais prévu le coup en enfilant tout l'équipement de sport.



... en question. Karine avait un peu préparer le terrain en imprimant les horaires, le circuit et le nom du bus. Mais première surprise, sur le plan il n'y avait pas d'arrêt à moins de 30 minutes de marche...

...que j'ai couru ! Je ne sais pas encore parler anglais et je ne sais déjà plus parler français... Vous apprécierez l'accessibilité de l'arrêt.

Depuis j'ai cru comprendre en discutant avec la passagère d'un bus que COLT c'est pour la nuit (6:30PM à 11:30PM) et TLS c'est pour la journée. Et ils peuvent avoir les mêmes arrêts. Je suis aujourd'hui rassuré.

... n'ont qu'à bien se tenir ! En fait, les trottoirs semblent être de la responsabilité individuelle de chaque commerce le long de la route. Quelques morceaux ont clairement été fait en même temps que la route mais c'est sans continuité.

La nuit tombe... Je ne suis pas encore à l'arrêt inscrit sur le plan qui est encore plus loin. J'attends quelque chose comme 15 minutes alors j'observe... 

... par contre de l'autre côté du banc il y a une autre poubelle. 2 poubelles pour un abris-bus dont une qui rend impossible une orientation correcte du bord de l'abri-bus. Je ne vois vraiment pas quel business a pu engendrer ce résultat ... ? Soudain, j'ai bu un petit bus de la TLS. J'ai levé le bras mais il ne s'est pas arrêté. Alors j'ai couru après. A la faveur des bouchons et des feux j'ai fini par le rattraper et j'ai frappé aux vitres. Le chauffeur m'a dit qu'il ne prenait pas de passagers et qu'il ne pouvait pas me renseigner sur mon bus. J'ai donc continué à courir jusqu'au Hilton où il y a un arrêt inscrit sur le plan...

PERSONNE NE SAIT ! Les gens du parking, le chauffeur d'un bus privé du Hilton (oui, ils ont leur propre service de transport pour aller en ville...), personne n'a pu me renseigner.

Finalement, le bus est passé avec 20 bonnes minutes de retard. J'ai commencé à sortir mes pièces pour payer. La chauffeur m'a dit un truc très vite dont le seul mot que j'ai compris est "rush". Je me suis dépêché pour préparer mes pièces et quand j'ai voulu les mettre dans la fente, elle m'a tapé sur les mains en me disant d'aller tout de suite m'assoir. Ce que j'ai fini par faire sans trop bien comprendre. Une passagère m 'a expliqué que vu l'horaire, le chauffeur n'avait pas le temps que je paye ! Petite remarque, les bus semblent presque entièrement dédiés à la communauté noir... J'étais le seul blanc... J'ai fait à peu près 10 minutes de bus....



 Voilà ! Merci Roland pour cette aventure rigolote... à postériori. Finalement il a bien suivi le cours de Yoga malgré le retard. Pas besoin d'échauffements pour lui. Ça c'est fait !

Le prochain article portera sur Thanksgiving. Bonne semaine à tous !

mardi 5 octobre 2010

Jamais sans ma voiture



On peut difficilement vivre à Lafayette sans voiture. Certaines personnes ont la fantaisie d’acquérir une moto ou un vélo mais la voiture reste indispensable.

En arrivant en Louisiane, on avait le choix entre s’offrir une voiture presque neuve chez un concessionnaire ou acheter une voiture d’occasion. Comme nous n’avions pas assez d’argent, nous avons acheté notre véhicule à un revendeur privé. En effet, une Chevrolet Lumina nous attendait au bord de la route. Elle semblait en bon état et avait été bien entretenue par les anciens propriétaires, des personnes âgées semble-t-il. D'après un garagiste cajun la Lumina est un très bon « char » (voiture)

Et une clé de plus, une ! On reconstitue ainsi notre capital clés, que nous avions perdu en partant de France.







Cependant, un détail essentiel nous manquait : le permis de conduire. Il nous a fallu repasser le code et la conduite. Pas facile de retenir à combien de feet (et non de mètres) il faut se garer d’un arrêt de bus ou combien de feet cela va prendre pour s’arrêter si vous roulez à 50 miles/heure ! J’ai passé en premier mon permis car Roland n’avait pas le bon papier. On m’a mise devant un ordinateur qui me disait au fur et à mesure du QCM si je donnais des réponses justes ou fausses. Je ne savais pas combien il y avait de questions (40 finalement) mais au bout de la 6ème erreur j’avais la sueur au front et je me suis dit que c’était fichu. Et bien non ! J’ai eu le code du premier coup malgré ça et la conduite aussi d’ailleurs. Le permis aux States est une pièce d’identité très utilisée. L’avoir facilite beaucoup de démarches quotidiennes. Du coup, j’ai pu assurer la voiture puis payer la plaque d’immatriculation.

Comme Roland a passé après moi le permis, il a bénéficié de conseils et il a eu droit à un instructeur différent. En effet, un monsieur assez âgé (la retraite ici c’est pour les privilégiés) parlant français et faisant des blagues s’est occupé de mon mari. Par exemple : un homme qui parle 3 langues est trilingue ; un homme qui parle 2 langues est bilingue ; un homme qui parle 1 langue est … un américain ! Ce qui est particulièrement faux en Louisiane pour les Cajuns qui continuent de parler français. On lui a appris deux mots : bonhomme de neige et angle mort (conduite oblige !). Roland a fait zéro faute au code (c’est très rare). C’est ainsi qu’on a pu rentrer chez nous avec la voiture la première fois :



Ce qui est particulier dans la conduite ici c’est que les routes sont larges et, si vous n’êtes pas sur l’autoroute, vous pouvez rouler sur la file de gauche même si vous ne doublez personne. Les feux sont de l’autre côté de la route. C’est très perturbant au début… Les codes couleurs sur l’asphalte et les parcmètres sont aussi différents. Regardez un peu un exemple de trafic en journée :



J’ai eu l’occasion de vivre l’expérience d’accompagner ma voisine de 14 ans à l’école avec la voiture. Tout d’abord les parents sont en avance de 20 minutes au moins. Comme il fait très chaud, les moteurs continuent de tourner pour la clim’. Une file indienne est aménagée pour les voitures afin que chacun puisse déposer son enfant. Le tout est guidé par des professeurs dont c’est le « duty » (la corvée en résumé). Pour le retour c’est le même manège super organisé.

Mes galères d’automobiliste :

Conduite sous une pluie battante dans une ville que je ne connaissais pas ;

Se perdre dans les rues de Lafayette sans pouvoir trouver le moindre repère visuel ;

Etre en panne d’essence parce qu’ici il n’y a pas de réserve. Quand l’aiguille est sur le rouge c’est qu’il n’y a plus une goutte ! Heureusement, ça s’est passé en allant chez notre voisin.

Perdre ses muscles car on ne marche plus ici ! Il faut absolument que je trouve une activité sportive régulière…

Une prof. de français de Lafayette ne pouvait pas rentrer dans sa résidence fermée sans voiture car il n’y a qu’un portail pour les véhicules et personne ne lui a jamais donné la clé du portail piétons.

P.S. : je me suis aperçue que beaucoup d’entre vous étaient tombé dans le piège de mon dernier billet. Non, nous n’avons pas acheté de voiture orange ! Petite dédicace à Pierre, spécialiste des voitures de collections avec ces photos :








mardi 28 septembre 2010

Le monde extérieur !!

Après vous avoir présenté notre maison, voici ce qui se trouve aux alentours :

Un parking : nous avons droit à deux places de parking et il ne faut surtout pas se garer ailleurs car on risque d’avoir affaire avec la fourrière. Dans ce parking se trouve notre voiture. Saurez-vous deviner laquelle est-ce ?





Boites aux lettres : attention, piège linguistique : ici, mail veut dire courrier postal. En France, de plus en plus, nous employons mail pour l’e-mail.



Chez nous, toutes les boites aux lettres sont rassemblées au milieu du quartier résidentiel. Le numéro de la boite ne correspond pas du tout à notre numéro de rue ou de maison. Au début, on les a toutes essayé avant de se rendre compte qu’il fallait regarder sur l’enveloppe que nous avait donné la Poste. Du coup, on sait qu’on peut ouvrir la boite d’une voisine (mais on ne le fait pas) !



Les voisins surveillent : on en avait entendu parler à la radio française sans oser le prendre au sérieux mais voici la preuve que ça existe aux U.S.A. Le voisinage se sent responsable de prévenir les autorités si un individu suspect (ou un nouveau voisin ?) tourne autour des maisons. C’est fait pour rassurer mais peut-être que ça peut aussi mener à des dérives ou des comportements systématiquement méfiants envers les étrangers au secteur ?

Les poubelles drive-in : je ne sais pas exactement si elles sont faites pour ça mais ces immenses poubelles permettent (surtout quand on a un pick-up ou une voiture surélevée) de jeter ses déchets sans sortir de la voiture. Je ne me suis pas encore renseignée sur le tri du verre, du carton, etc ni s’il y avait une déchetterie à Lafayette mais ce qui est sûr c’est qu’on trouve de tout dans ces bennes : branchages, vieux canapé, …



Jusqu’à présent j’ai trouvé un semblant de tri au Wallmart, l’équivalent du Carrefour. Ils proposent une poubelle pour les cannettes de soda, une autre pour les sacs plastiques et enfin une pour les bouteilles en plastique. Affaire à suivre donc.








En bonus cette semaine voici quelques photos de notre paysage, au sud de Lafayette :

- Presque tous les enfants prennent le school bus matin et soir. Quand il s’arrête il faut que les voitures derrière et en face stoppent. Le bus alors clignote de partout et les enfants peuvent traverser. Si un jour je vois ça de mes propres yeux, je tenterai de vous faire une vidéo.



- Pas loin de chez nous se trouve un loueur de limousine. Le plus étonnant est le Hummer limousine. Je ne veux pas savoir le prix de ce véhicule mais ce doit être pharaonique !



- Le reste du paysage ressemble plus à une zone industrielle, surtout si l’on reste sur les grandes avenues. Il faut aller dans les rues adjacentes pour voir des îlots d’habitations ou des rues entières bordées de maisons (comme dans "Desparate Housewives" !) Celles-ci sont la plupart du temps soit en briques soit en bois. Celles en bois sont surélevées afin d’éviter les conséquences des fortes pluies de printemps. Certains cimetières aussi ont des tombes surélevées en cas d’inondations.




La semaine prochaine, gros dossier puisque je vous présenterai notre voiture et comment il a fallu repasser notre permis de conduire…

P.S. : les premiers voisins sont venus nous rendre visite. Après le cardinal et le bel oiseau bleu, nous avons aperçu furtivement une grenouille couleur d’automne et une sorte de souris à grandes pattes !