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vendredi 30 mars 2012

Un village acadien et créole : Vermilionville


On reprend cette semaine la découverte des sites à visiter dans notre belle paroisse, au cœur de la région (a)cadienne. Je connais bien Vermilionville puisque j'y travaille en tant que guide. Grâce à l'équipe, j'ai exploré l'histoire des acadiens/cadiens et de la Louisiane. Suivez le guide !

Vous m'aviez reconnue ?!
Le but de cet article est de vous donner des repères et envie d'en savoir plus. Ce n'est pas un cours magistral, ok !

Tout d'abord Vermilionville c'est un éco-musée où travaillent des artisans pour reconstituer la vie quotidienne des acadiens arrivés en Louisiane entre 1755 et 1785. Mais on parle aussi des Indiens, des esclaves, des gens de couleur libres et des Créoles vivant au même endroit et à la même époque ; il y a 200 ans.

Vermilionville c'est aussi le premier nom de la ville de Lafayette. Le bayou (mot indien signifiant rivière coulant lentement) Vermilion traverse Lafayette et passe tout près des maisons de notre musée en plein air. D'ailleurs, comme à l'époque, toutes les maisons font face à l'eau. En effet, le bayou était l'équivalent de la route de l'époque. Et quoi de plus pratique que d'habiter en face du bayou ?! Chacun avait un bateau ou pirogue et circulait sur le bayou pour pêcher, chasser, aller à l'école, etc. Aujourd'hui on peut faire des balades en canoé sur le Vermilion :





Pour les non-sportifs il y a le bateau à moteur :




Petit rappel sur l'histoire des Cadiens : ils étaient tout d'abord des français originaires principalement du Poitou mais aussi de Normandie ou de Bretagne. Aidés par les Indiens Micmacs, ils se sont installés à partir de 1604 en Nouvelle France ou Acadie (aujourd'hui au Canada -Nouveau Brunswick, Nouvelle Écosse- et le nord du Maine). La France et l’Angleterre se sont déchirées pendant des années pour ses territoires du nouveau monde. En 1713 est signé le traité d'Utrecht : l'Angleterre obtient le territoire de la Nouvelle Écosse. Après une période de tolérance de la part des Anglais, ils décident en 1755 de mettre en œuvre le Grand Dérangement : la déportation de 10 000 Acadiens. Les maris et femmes sont séparés. Les biens confisqués. Ils sont envoyés dans les 13 colonies de Nouvelle Angleterre. Beaucoup périssent dans les bateaux insalubres ou meurent de faim dans les colonies qui ne les accueillent pas bien. Certains rentrent en France, d'autres vont en Haïti. D'autres encore se retrouvent en Louisiane. En effet, le gouvernement espagnol (depuis le traité de Paris de 1763 et jusqu'en 1800) leur donnent des terres et des outils et les Acadiens s'installent soit près des bayous et marais soit dans les prairies (autour de Lafayette). Au début du 19ème siècle, entre 3000 et 4000 Acadiens s'étaient installés en Louisiane. Ils recréent leur communauté francophone parmi les Créoles. S'emploient comme fermiers, bucherons, pêcheurs, trappeurs. Une minorité deviendront propriétaires de plantations.


Carte des mouvements de migrations des Acadiens avec le Grand Dérangement
On a commencé a appeler les Acadiens "Cadiens" à la Guerre de Secession. Les "Yankees" qui brulaient les fermes ont raccourci leur nom. C'est devenus un terme péjoratif pour certains, désignant une population illéttrée et pauvre. Depuis, les Acadiens qui sont devenus avocats ou riches commerçants se disent américains et non Cadiens. Les américains ne sachant prononcer le "d" de Cadiens finissent par les appeler "Cajuns".


La plupart des maisons de Vermilionville ont été données par des particuliers. Elles proviennent de familles riches qui avaient des plantations et des ranchs (vacherie en cadien). Cependant, la majorité des maisons acadiennes de l'époque n'avaient qu'une pièce. En effet, la cuisine et les toilettes étaient toujours séparées.

Exemple de cuisine :


Il y avait deux causes de mortalité chez les femmes : la première c'est la mise au monde d'un enfant. La deuxième c'est de prendre feu. Avec les grandes robes qu'elles avaient et le travail près de la cheminée, on pouvait vite s'enflammer et brûler toute la maison. C'est pourquoi les cuisines étaient séparées de l'habitation principale. La chaleur et les odeurs constituent d'autres raisons pour justifier cette séparation.

Les maisons étaient aussi très isolées les unes des autres, 1-2 km environ. Voici une maison typique du sud de la Louisiane : surélevée, en bousillage et bois de cypre, avec les escaliers qui mènent à la garçonnière.


Le bousillage est la mixture faite de boue et de barbe espagnole. C'est le même principe que le pisé dans la Dombes par exemple. Le mur est en colombage et on applique le bousillage entre les poteaux de bois, comme isolation. Tous les matériaux se trouvaient sur place, c'est pratique !

Voici à quoi ressemble la barbe espagnole :


La barbe espagnole (mot inspiré par les conquistadors) est cette plante qui pend aux branches des arbres et buissons en Louisiane. Ce n'est pas un parasite et ça ne fait pas de racines. Ça vit de l'air et de l'humidité. On peut facilement l'enlever de l'arbre afin de l'utiliser pour le bousillage mais aussi pour rembourrer les matelas, les coussins, ... Chevrolet s'en servait un moment pour les sièges de ses automobiles.

La garçonnière désigne le lieu où dormaient les garçons à partir de 12-13 ans (l'âge adulte à l'époque). Comme les escaliers sont à l'extérieur, ils pouvaient aller et venir à leur guise alors que les filles aînées, elles, avaient leur chambre au bout de celle des parents. Pas d'escapades pour elles !

Voici une cabane indienne. Elle est faite en roseau, bousillage et latanier (couverture du toit). Elle pouvait abriter toute une famille.


Les indiens ont beaucoup aidé les acadiens à leur arrivée en Louisiane. Ils ont notamment montré la technique du bousillage et partagé bien d'autres connaissances nécessaires à la survie dans ce nouvel environnement, si différent de l'Acadie.

Four extérieur indien, en bousillage.
On continue avec l'école : pour en savoir plus cliquez ici et chercher cette phrase : " Ce programme d'immersion existe grâce au CODOFIL..."

J'aime bien jouer à la maîtresse !
La forge :



Le seul endroit où on faisait faire des outils. Le forgeron fabriquait des clous et outils pour la construction ou le travail des champs. Souvent au centre du village, les gens venaient y faire leur commande le dimanche avant l'église. L'occasion idéale pour raconter les derniers ragots !

L'église catholique :


Avant l'achat de la Louisiane par les américains, en 1803, la seule religion légale en Louisiane était le catholicisme. Les premiers colons français mais aussi les espagnols et les acadiens étaient catholiques. Les propriétaires d'esclaves avaient l'obligation de leur donner une éducation religieuse catholique (à défaut d'une éducation tout court). Quand les américains ont commencé à s'installer en Louisiane, il y a eu un choc des cultures. Pour se démarquer d'eux les personnes nées en Louisiane étaient appelés Créoles, quels que soient leur statut social et leur couleur de peau. Aujourd'hui, le mot Créole a évolué et désigne plutôt les personnes de couleur nées en Louisiane. Le Créole c'est aussi une langue, une cuisine, très liée à la ville de la Nouvelle Orléans.

Je vous présente les artisans qui montrent les savoir-faire de l'époque, ici c'est le filage du coton avec Brenda :


Jules et son accordéon :


Greg en train de fabriquer un filet de pêche :


Cliff, qui sculpte le bois :


En bref il faut retenir que la Louisiane a accueilli sur son sol des gens de toutes origines (Indiens, Français, espagnols, acadiens, africains mais aussi allemands, etc). Ils ont su s'adapter à son climat et ses richesses. Il y a 200 ans on faisait soi-même ses vêtements, ses bougies, ses légumes et tout un tas d'autres produits qu'on achète aujourd'hui au supermarché.

Si vous venez à Vermilionville sachez qu'il y a un restaurant ouvert pour le déjeuner. Ne ratez pas les concerts du dimanche ; surtout des têtes blanches mais quelle pêche ! Les santiags et chapeaux de cow-boys sont au rendez-vous et certains messieurs parlent français et veulent vous ramener chez vous... Il y a aussi un boeuf tous les samedis. Ils organisent aussi des journées spéciales où ils invitent soit les tribus indiennes de Louisiane, soit des associations environnementales et suivent les fêtes (Toussaint, Noel, Mardi Gras, etc).

Si vous avez envie d'en savoir plus sur un sujet, vous avez trois possibilités :
1) faire un commentaire et poser votre question. J'essaierai d'y répondre du mieux que je peux
2) chercher les infos sur Internet ou dans votre bibliothèque municipale
3) visiter Vermilionville et découvrez par vous-même la Louisiane.

On se retrouve bientôt pour plus d'infos sur les Indiens de Louisiane !

mercredi 7 mars 2012

Mardi Gras (4) : parades

Référence détournée d'une chanson bien connue de Bob Marley !

Voici juste quelques photos, toujours sur le thème du Mardi Gras, pour vous montrer l'ambiance de ce carnaval en Louisiane, et vous rappeler un brin d'Histoire. 

Après son courir de Mardi Gras, le village de Church Point avait organisé une parade, comme en ville (comprenez la Nouvelle Orléans). Il y avait donc des chars et des colliers. On a refait le plein ! Pour obtenir des colliers il faut dire " throw me something, mister/miss ! " et je vous conseil aussi l' " eye contact ", c'est à dire, regarder une personne en particulier et lui faire un grand sourire. Ça marche bien comme technique.

J'aime les toilettes portatifs sur les chars !
Bus aux couleurs de Mardi Gras : violet, or et vert.
J'en profite pour faire un rappel historique sur le Mardi Gras en Louisiane :

Tout d'abord c'est une coutume que les premiers colons français ont ramené de la maison car on y pratiquait ce rituel depuis le Moyen-Age. Certains affirment que les véritables fêtes commencèrent à la Nouvelle Orléans en 1827, quand un groupe d'étudiants revenus de Paris a imité ce qu'ils avaient vu là-bas. Cela consistait principalement à se déguiser et à danser dans les rues. En 1833 fut établi le premier bal du Mardi Gras en Louisiane. A cette époque, la ville donnait une image de chaos et les autorités tentaient, sans succès, de faire annuler ces rassemblements.

Le premier Krewe (organisation du Mardi Gras et ses membres) s'est formé en 1857 et pratiquait une retraite aux flambeaux. Son nom : The New Orleans 'Ye Mystic Krewe of Comus. En 1872 se crée le Krewe de Rex, un des plus célèbres de la Nouvelle Orléans. C'est en 1875 que Mardi Gras devient officiellement jour férié en ville. 1892 officialise les couleurs de Mardi Gras et leur symbolique : or (pouvoir), violet (justice) et vert (foi).

Une parade se compose principalement de porteurs de flambeaux, d'une fanfare locale, de cavaliers et de douzaines de chars plein de membres masqués et costumés qui lancent des colliers mais aussi des verres en plastique, de fausses pièces de monnaie, des jouets de toutes sortes et parfois même de la nourriture !

Liste non exhaustive de Krewes :
- Le Krewe des chiens : Barkus (cf. l'article de l'année dernière en cliquant ici). Bark en anglais veut dire aboyer. Leur règlement stipule que les chats sont bienvenus mais qu'on ne peut garantir leur sécurité. L'organisation à but non-lucratif obtient des fonds profitant aux refuges d'animaux et à la SPA américaine.
- Venant d'une très lointaine galaxie, le Krewe de Chewbacchus (référence à Chewbacca) s'adresse aux fans de Star Wars.
- Krewe d'Elvis (oú chacun est le "King" ou roi.)
- Lords of Leather Mardi Gras Krewe. Leurs bénéfices vont à la communauté homosexuel et aux victimes d'ouragans.
- Mystic Krewe of Laff (pourrait s'écrire "laugh"= rire en français) qui doit son nom au grand esprit de l'humour et de la joie.
A noter : aujourd'hui les célébrations durent au moins 3 semaines à la Nouvelle Orléans.
En gros il ne vous reste plus qu'à trouver un Krewe qui convient à votre personnalité !
On a aussi participé à une parade à Lafayette. Quand je dis participer c'est vraiment faire partie intégrante de la parade. Vous me reconnaissez ?
Je suis tout à fait à gauche.












Son nom : Saint Streets Independent People's Parade. Le lieu : le quartier des rues aux noms de Saints, à Lafayette. Pas mal de monde souhaite s'installer dans ce voisinage, apparemment très "détendu" et ouvert d'esprit.

C'est la sixième année que David et Franny organisent cette parade où ils invitent leurs voisins et amis. De fait, il n'y a pas grand monde à qui jeter des colliers puisque les habituels spectateurs sont dans la parade ! Il y avait quand même quelques voisins et passants de fortune.

Des jeunes, des vieux, des animaux, des véhicules de toutes sortes (vélos, tricycles, caddies, etc) et surtout des instruments de musique. Les amateurs étaient bienvenus pour "Laissez les bons temps rouler" (en français dans le texte.) La particularité de cette parade est que ça ne coûte rien de défiler.

Les masques sont en place...

Franny donne le top départ !
Il y avait même de la volaille vivante. On ne leur a pas trop couru après étant donné qu'on était dans la rue. Par contre, on a joué à un jeu étonnant : une cage, une grille de numéros par terre. On parie sur quel numéro le volatile va faire sa fiente. C'est drôle car on l'encourage bien sûr et c'est surtout moins violent que les combats de coqs qu'il y avait dans le passé. Il y a de beaux spécimens :

Le déguisement typique du Courir de Mardi Gras.
Les poules ici sont mélomanes :



Les colliers lui vont bien non ?
Pour vous en dire plus sur le coût de participation à une parade, sachez que cette année par exemple la reine du krewe (organisation de membres) des troubadours a dépensé 55 000 dollars (adhésion, place dans le char, robe, repas royal, colliers a lancer, invitations, photos, cadeaux, etc.) C'est plus cher qu'un mariage et elle n'avait que 16 ans !

Dans certaines familles, on prépare dès leur plus jeune âge les futurs rois et reine de krewes. Ils défilent pour des événements privés afin de s'habituer à apparaître en public. Nous avons eu l'opportunité de voir un échantillon de ces jeunes prometteurs lors d'un dîner. On les présentait comme Roi de Suède ou Reine d'Autriche. Ah, le fantasme de la noblesse !

Deux prétendus rois scandinaves.

La petite dernière (en violet) devait avoir 2 ans.
Même après Mardi Gras, les parades continuent à la Nouvelle Orléans. Par exemple, les communautés italiennes, irlandaises, etc, organisent leurs fêtes urbaines sur la thématique de leurs origines.

Voilà ! le Mardi Gras c'est fini et je vous prépare quelque chose de complétement différent pour le prochain article.

mardi 14 février 2012

Une musique de rien qui fait tout

 

Pour "come back" (retour) en Louisiane, on revient aux fondamentaux : la musique. Et c'est Roland qui régale et se régale...

Aujourd’hui, j'avais rendez-vous chez David Brown (rien à voir avec Jackie !), un américain partageant son année entre l'hiver de Lafayette, en Louisiane et l'été de Postam, dans l'Etat de New-York. On s'est rencontrés lors d'un brunch chez Martin Christian, guitariste et chanteur du groupe de blues «Rue Boogalou». Évidemment, le brunch s'est transformé en bœuf avec la participation de qui voulait (enfants avec des guiros, etc) et notamment de David, joueur aguerri de Washtub Bass.
David


Son instrument (sorte de contrebasse réalisée avec une bassine métallique, un manche en bois et une grosse ficelle) assurait vraiment bien la ligne de basse. Il m'a laissé essayer et j'ai eu ce qu'on peut appeler de sacrées «good vibes» (bonnes vibrations) ! Et je crois que ça s'est vu car David m'a immédiatement proposé de venir chez lui fabriquer MA washtub basse. 

Avant d'en arriver à l'aspect technique de la fabrication, je veux d'abord dire que pour moi, cet instrument prend tout son sens à l'heure des technologies de pointe et de la marchandisation du divertissement. Avec trois fois rien on se fait un instrument de musique (c'est à dire des heures de plaisirs et de convivialité) pour enfant et pour adulte. Le temps même de fabrication est une occasion de palabres et d'expérimentations. 
En plus, bricoler c'est faire, c'est toucher ! Autant de choses que le virtuel ne pourra jamais remplacer ...

Alors n’hésitez pas à fabriquer votre Washtub basse et comme disent les Cadiens ici, laissez les bons temps rouler !

Fiche technique de ma Washtub basse.

Toutes les adaptations sont possibles, notamment pour les enfants.

D'abord, se procurer le matériel ci-dessous.

  • Une bassine métallique avec le fond suffisamment épais pour résister à des tractions importantes. Important, la bassine doit avoir un rebord dessous tout autour du fond. Ma bassine a une profondeur de 28 cm, un diamètre au fond de 45 cm environ. Le rebord de dessous est d'environ 8 mm (C'est un minimum.)
  • 2 rondelles en métal de 4 cm de diamètre et 2 autres en caoutchouc du même diamètre.
  • Un axe fileté court avec un anneau à l’extrémité. Diamètre de l'axe : 5 mm.
  • 2 écrous pour aller sur l'axe.
  • 1 manche en bois (ou bâton trouvé dans la foret) assez grand pour arriver un peu au-dessus (10 à 15 cm) de l'épaule du joueur un fois posé sur le fond de la bassine retournée. Mon manche fait 35 mm de diamètre.
  • 1 vis de 15 mm de long et 1 rondelle de 15 mm.
  • 1 ficelle en nylon d'un diamètre de 3 mm et d'une longueur de 2 mètre environ.

    Une planche ou un morceau de bois de récupération pour mettre sous un côté de la bassine.

    Prévoir les outils suivants même s'il y a toujours plusieurs solutions techniques pour réaliser une tache.

    • Une perceuse avec des forés bois (et métaux ou un pointeau)
    • Une scie
    • Un tournevis
    • Une queue de rat ou râpe
    • De quoi serrer les écrous
    • Un briquet ou des allumettes

    Les étapes

    1. Percer un trou au centre de la bassine pour permettre à l'axe avec l'anneau de passer (trou du même diamètre que l'axe).
    2. Faire passer l'axe, les rondelles métalliques et en caoutchoucs et les 2 écrous dans l'ordre suivant.
    3. Serrer le tout pour que ça ne tourne et ne bouge plus.
    4. Enlever les poignées de la bassine (sinon ça vibre et ça fait du bruit). On fait ça comme on peut en essayant de ne pas trop faire de trou à l'emplacement des fixations des poignées.
    5. Couper le manche à sa base sur un plan bien perpendiculaire (nécessaire seulement si vous avez un manche plus étroit à la base). Attention à garder toujours suffisamment de longueur.
    6. Vérifier que sa longueur est toujours correcte en le positionnant sur le fond de la bassine retournée.
    7. Faire une entaille en V à la base du manche comme sur le dessin. La profondeur dépend de la hauteur du rebord sous la bassine. Le rebord ira dans cette entaille en V. Profondeur de mon entaille : 8-9 mm.












    8. Positionner le bâton sur la bassine et dessiner au niveau de l'épaule l'emplacement pour la vis.
    9. A 3,5 cm dessous, tracer l'emplacement où l'on va percer à 45 degrés vers le bas.



















    10. Limer le filetage de la vis près de sa tête pour éviter que ça coupe le fil de nylon.
    11. Percer le trou (petit foret puis plus gros) jusqu'à obtenir un passage assez grand (9 mm) pour la ficelle et un double nœud dessus.
    12. Finir les extérieur à la râpe ou à la queue de rat pour obtenir une entrée et une sortie parfaitement lisse. Si on ne le fait pas, la ficelle s'use prématurément et finit par se couper.
    13. Visser la vis et la rondelle. Arrêter quand il reste un espace d'environ 2 mm entre la vis et la rondelle contre le manche.
    14. Attacher l'extrémité de la ficelle à l'anneau sur la bassine retournée. Faire un nœud définitif, serré ! Brûler l'extrémité de la ficelle avec le briquet pour éviter qu'elle ne s'effiloche.
    15. Passer l'autre extrémité dans le trou du manche, faite le tour de la vis et redescendre.
    16. Tenez comme ça et faites votre réglage. Quelle tension voulez-vous pour quelle note ? (Remarque : On peut dire que la note du milieu doit être avec le bâton vertical.) Quand la tension vous convient, faite une marque sur la ficelle au-dessus de la vis.
    17. Retirer la ficelle, faites un double-nœud avec les deux morceaux en même temps (Cf. dessin) pour obtenir une boucle que vous pourrez passer sur la vis. Attention : Le nœud doit pouvoir passer dans le trou de sorte à faciliter le transport en séparant le manche de la bassine.



















         Couper l’excès de ficelle et brûler l'extrémité.
    18. Placer la planche sous un coin de la bassine pour laisser le son s'échapper et jouer.
    Enjoy !!!!!!!!!!! (Faites vous plaisir !)
    Malheureusement, on n'entend pas la basse du fait de la prise de son... mais ça permet quand même de voir la position de jeu !

    Roland Coste.
    Bonne St Valentin à nos lecteurs !


    mercredi 2 novembre 2011

    Halloween à Lafayette

    C'est Mooa qui l'ai fait (celle de gauche) !
    Actualité oblige, on va partager cette semaine quelques photos toutes fraiches d'Halloween. Ici, la tradition est restée vivante pour les enfants mais aussi pour les adultes.



    Ils n'hésitent pas à se déguiser, se faire peur dans des maisons hantées plus effrayantes les unes que les autres (j'ai refusé cette expérience car je suis courageuse mais pas téméraire).





    Pour la deuxième année, nous avons eu le plaisir d'être invités par une famille américaine de Cecilia (village à 30 minutes de Lafayette).


    Ils organisent un gumbo (spécialité de soupe cadienne) et chacun amène en plus un autre plat et une boisson (ça s'appelle "Potluck" ou à la fortune du pot).



    La bassine à gumbo et, derrière, la bâche pour préparer les citrouilles
    Surtout, ils installent une bâche ou on peut s'assoir avec sa citrouille et ses instruments pour la vider et sculpter une forme effrayante.
    Première étape : vider

    Tadam !!
    Le résultat est très sympa, surtout avec une bougie à l'intérieur.
    Certaines personnes nous ont recommandé de badigeonner l'intérieur de cannelle et d'un peu de sucre brun afin que la maison sente la bonne odeur de la tarte à la citrouille. Pour celles qui restent à l'extérieur, il faut éviter qu'elles attirent trop de moucherons et une connaisseuse nous a conseillé de faire sécher la citrouille au four.

    Vendredi dernier nous avons participé à une soirée Halloween chez une jeune américaine :






    Il y avait de la gelée sucrée et alcoolisée (c'est aussi traitre que le punch !) et des déguisements de toutes sortes. J'ai changé de perruques et accessoirisé mon costume.






    Mais qui est cette Dorothy sexy (cheveux rouges) ?






    C'est Roland !


    Après Fifi Brin d'acier pour l'enterrement de vie de garçon, le voila avec mon costume de l'année dernière. Pudeur oblige, il portait un maillot de corps et des collants opaques. On nous a fourni Toto, le petit chien de Dorothy.

    Il y avait aussi Jésus, Marie, ...






    Jésus, 33 ans, a voulu connaitre son avenir et l'a demandé à une voyante qui passait par là :






    Si je vous ai donné l'eau à la bouche toute à l'heure avec ma tarte à la citrouille, voici la recette :
    Tarte à la citrouille, testée et approuvée :
    Pour une tarte ou 4 tartelettes
    - 1 pâte brisée
    - 3 œufs
    - 50 cl de purée de citrouille
    - 12.5 cl de crème liquide
    - 75 g de vergeoise
    - 1 c. à c. de cannelle moulue
    - 1/2 c. à c. de gingembre moulu
    - 1 pointe de clou de girofle moulu
    - 1 pointe de noix de muscade râpée
    - 1 pincée de sel

    Préparer la pâte dans le moule et mettre le tout au frigidaire pendant 30 min au moins.
    Préchauffer le four à 175 degrés C. Préparer le mélange citrouille, œufs, crème, vergeoise, sel et épices. Verser ensuite le tout sur la pâte et cuire pendant 45 min. Laisser refroidir dans le moule et servir à température ambiante avec 1 cuillerée de crème fouettée.

    Bon appétit !



    Pour ce qui est des bonbons, on a attendu toute la soirée de lundi 31 octobre que les gamins du quartier viennent nous les réclamer mais ils ont dû venir trop tôt, quand on faisait nos courses. Que va-t-on faire de toutes ces sucreries !! Sans compter celles que Roland a reçu de certains de ses élèves (il en a donné aussi à sa classe).
     
    Et pour ceux qui veulent voir comment ça se passe à la Nouvelle Orléans, vous pouvez retourner un an en arrière et lire cet article.

    A bientôt pour la reprise de notre récit du voyage de l'été dernier !