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mardi 24 mai 2011

Céline, un aurevoir à la Louisiane



Avais-tu vécu ailleurs qu'en Belgique avant de venir en Louisiane ?

Oui, j’ai vécu un an en Italie dans le cadre du programme Erasmus. J’avais 21 ans et j’ai passé 1 année scolaire à Latina, près de Rome.

Tu es restée combien de temps en Louisiane ?

J’y suis restée 3 ans. J’ai vécu 2 ans à New Iberia et 1 an à Saint Martinville.

Quels sont les bons et les mauvais côtés de ton expérience en Louisiane ? Qu'est-ce que ça t'a apporté sur le plan professionnel et personnel ?

Les bons cotés professionnels :

Les élèves sont supers : gentils, respectueux, reconnaissants.
L’école est neuve et bien fournie en matériel et en technologie.
Salaire attrayant !

Les bons cotés personnels :
Le climat est très agréable (quoique parfois trop chaud en été !) : l’hiver dure environ 2 mois durant lesquels la température descend rarement en-dessous de -2 C.
J’ai découvert des paysages magnifiques ici en Louisiane, mais aussi aux USA.

Les mauvais cotés professionnels :

On nous prend pour des enfants : tout est contrôlé et il existe une procédure pour chaque étape de la journée. Nous n’avons pas beaucoup de liberté d’expression : on ne peut pas aborder des sujets tels que la politique, la morale, l’écologie… La charge administrative est telle que parfois on a plus l’impression d’être des gratte-papiers que des profs.
Les mauvais cotés personnels :

Le coté social m’a énormément manqué. Même si les Louisianais sont amicaux de premier abord, la relation est très superficielle. Ils ne cherchent pas à en savoir vraiment plus sur nous ou notre culture.

Que vas-tu regretter de la Louisiane et/ou des USA ?

L’immensité et la diversité des paysages que j’ai découverts : les chênes majestueux de Louisiane, la palette des couleurs improbables du parc de Yellowstone (mon coup de cœur), le désert suffocant de la Vallée de la Mort, les magnifiques couchers de Soleil sur le Grand Canyon, les superbes anfractuosités d’Antelope Canyon, Monument Valley, la Million Dollars Highway,…

Tu repars bientôt en Belgique, qu'est-ce que tu vas retrouver avec le plus de plaisir ?

Les sandwichs. En Belgique, nous avons des boulangeries qui vendent jusqu'à une trentaine de sandwichs différents. Les sandwichs sont composés d’une demi baguette croustillante (ce qu’on ne trouve pratiquement pas en Louisiane) garnie d’une salade (de poulet, de crabe, de crevette, ….) et de crudités. Mmmh !
Ton Top 3 des restaurants de Lafayette ?

- Café Vermillon
- Pamplona
- Bojangles (New Iberia)

Ton top 5 des lieux à visiter en Louisiane :

- Lake Martin avec Norbert Leblanc et son fameux Clair de Lune
- Petit-Déjeuner « Chez Jacqueline » à Breaux Bridge.
- New Orleans : Le Monde Créole, Bourbon Street, « Hurricane on the bayou » à l’Imax, le Garden District.
- Saint Francisville (y aller pendant le « Pilgrimage »)
- Avery Island (Jungle Gardens) ou Vermillon Ville
Ton top 5 des lieux à visiter aux USA : 
- Le parc Yellowstone (number 1!!)
- Death Valley
- Antelope Canyon
- Monument Valley
- Bryce Canyon

Tu reviendras ? Si oui, Pourquoi ?

Je ne sais pas. Vraiment, je reste partagée quant à mon expérience. L’avenir nous le dira…

Une recette belge ?


Les Frites, une fois !


Ingrédients :
- Pommes de terre (2 moyennes par personne)
- huile de friture (ou mieux du Blanc de Bœuf !!!)
  1. Faites chauffer de l’huile de friture à 150 C.
  2. Découpez les pommes de terre en forme de frite (section carrée d’environ 0,5 cm). Lavez-les et épongez-les avec un essuie-tout.
  3. Plongez les pommes frites dans l’huile pendant 7 minutes.
  4. Sortez les frites de l’huile, égouttez-les et déposez-les dans un plat contenant un essuie-tout.
  5. Faites chauffer l’huile de friture jusqu'à 180 C.
  6. Plongez les pommes frites dans l’huile pendant 2-3 minutes jusqu'à ce qu’elles soient bien dorées.
  7. Sortez les frites de l’huile, égouttez-les et déposez-les dans un plat contenant un essuie-tout. Faites-les sauter plusieurs fois dans le plat, salez et refaites les sauter plusieurs fois.
  8. Vos frites sont prêtes à être dégustées avec toutes les sauces que vous pourrez trouver (Brazil est la meilleure !!)
Ps : Voici quelques expressions belges :
      - un baraki (= expression associée : « quart monde sur Sambre », « roni casquette mobilette », personne peu éduquée et sans allure !)  

- une clenche (= 1. Poingnée de porte 2. Personne ayant fait une action stupide : expression associée « Klet »)

- une fois (on précise qu’on ne le demandera(ou fera) qu’une seule fois !)

- du brol (= désordre)
- dracher : pleuvoir fort





Photo prise au Grand Canyon (avril 2011)

mardi 17 mai 2011

Les écrevisses dans tous leurs états


Nous revoilà après 3 semaines et demi d'absence. Alors, on vous a manqué j'espère ?! Comment ça vous aviez oublié jusqu'à notre existence !!! Voila ce que c'est d'accueillir sa mère et de lui faire partager toutes les facettes de la Louisiane, on n'a pas le temps d'ecrire nos aventures. Au passage, on a quand même rassemblé assez de photos et de vidéos pour continuer à vous émerveiller pendant plusieurs mois. Comme promis, ce billet est consacré aux écrevisses. Salivez bien !!

Ahh cette chaire délicate et piquante à la fois, cette abondance, sont particulières aux écrevisses de Louisiane. Quelles soientt d'élevage (dans les rizières) ou sauvage (attrapées dans l'Atchafalaya ou autres marais), il semble qu'on ne soit jamais rassasié. Les premières images et vidéos datent de janvier, lorsque la saison a débuté. Nous étions au Louisiana Crawfish time (Verot School Road à Lafayette) :

Présentation de l'art de décortiquer une écrevisse :

Un exemple de plateau de 3 livres, pour 2 français raisonnables ou 1 louisianais gourmand :
Servi avec des pommes de terre, vous pouvez commander des épis de maïs pour aller avec.
Ca rend heureux nos amis qui nous rendent visite :
Restaurant Crawfish time, Ridge road à Lafayette.

Attention, car elles sont pleines de piment donc ne vous grattez pas les yeux sans vous être d'abord lavé les mains ! Certains portent des gants de chirurgien pour les manger. J'imagine que c'est pratique à la fois pour ne pas sentir l'écrevisse pendant 3 jours mais aussi pour éviter les brûlures aux petites coupures de doigts. Moi, je préfère décortiquer l'écrevisse à main nue...

Certains font des courses d'écrevisses. Celle-ci date du Grand Pique Nique de l'immersion française, à Pierre Part cette année. Faites vos paris :


Pauvres bêtes !

Les "Mud bugs" ne sont pas aimés de tous. En effet, certains sont dégoutés par le fait que ces créatures vivent dans la boue. C'est pourquoi il faut initier et éduquer le palais dès le plus jeune âge :


The place to be au mois de mai : le festival des écrevisses de Pont Breaux (Breaux Bridge)

Ce n'est pas l'endroit où on mange les meilleurs écrevisses (c'est presque la fin de la saison de celles d'élevage) mais c'est là qu'on peut en manger le plus, notamment avec le concours associé. Il y a de super concerts et de beaux specimens :



Les couvre-chefs sont pas mal aussi :



Une sculpture pour terminer :


Mon souhait avant de quitter la Louisiane : visiter une ferme d'écrevisses-rizière.

La semaine prochaine, vous aurez droit à une interview de professeur belge, encore une ! Oui mais pas n'importe laquelle...

mercredi 13 avril 2011

Valérie en Louisiane

Valérie et ses filles, Laura et Marine

Valérie est une amie belge. Elle est arrivée en été 2010 et repart bientôt pour son pays natal. Je l'ai interviewée pour qu'elle partage avec vous son expérience louisianaise et sa belgitude.

Avais-tu vécu ailleurs qu'en Belgique avant de venir en Louisiane ?
Oui, j'ai vécu en Allemagne 7 ans quand j'étais toute petite et 2 ans en République du Congo quand j'avais 13 ans.

Quels sont les bons et les mauvais côtés de ton expérience en Louisiane ?
Les côtés positifs sont le climat, les rencontres, les visites, grandir et profiter des choses, même seule.
Les côtés négatifs : le système éducatif américain. Je ne croyais voir que des alligators mais il y a aussi beaucoup d'autruches et de hyènes !

Tu repars bientôt en Belgique, qu'est-ce qui te manque le plus ?
Le pain, les frites ! Mais surtout mes filles pendant quelques mois (elles ne sont arrivées qu'en octobre et sont reparties fin mars) et mes proches. Je dirais aussi la vie culturelle et le fait de pouvoir exprimer ses idées ouvertement, sans formatage. Puis également des rapports professionnels plus humains, avec moins de procédures et d'hypocrisie.

Ton Top 3 des restaurants de Lafayette ?
Les frites et tapas du "Pamplona", "Louisiana crawfish time" et ses écrevisses, "Judice inn" pour les burgers.

Ton top 5 des lieux a visiter ?
En Louisiane : La Nouvelle Orleans, Avery Island et l'usine Tabasco, Jefferson Island.
Aux U.S. : Monument Valley, le Grand Canyon et Tucson pour une divine balade à cheval dans un parc de cactus géants. Mais je vais bientôt visiter New York, San Francisco et Hawaii donc ça peut changer !

Tu reviendras ? Si oui, Pourquoi ?
Oui, car je n'ai pas eu l'occasion de voir les chutes du Niagara.

Valérie n'est pas la seule expatriée belge ici, loin de là ! Je dirais même qu'il y a plus de belges que de français en Louisiane ! Du coup, on doit non seulement s'adapter aux expressions des cadiens mais aussi à celles de nos amis Wallons. Voici un petit florilège non exhaustif de mots typiques dans un récit fictif :
 " j'ai pris la nonante puis la septante pour aller chez Karine. C'était fort gaie de partager une glace avec elle. On a fait les sottes dans la rue Bourbon. Puis, on s' est dit a tantôt." Alors, vous y comprenez quelque chose ?


Autre expression : sous ton pète = sous tes fesses.
Le verbe "savoir" employé comme "pouvoir" dans certains cas.

Une recette belge :
Les carbonades flamandes (4 personnes)

Le secret, c'est la bière ! On peut utiliser une bière brune mais le top c'est la Leffe.

Prenez 500 g de viande de bœuf en morceaux qu'il faut faire revenir a la poêle juste pour obtenir une belle croute. Déglacer la poêle pour mettre le jus de la viande cuite dans une grande marmite. Couper un oignon très finement ainsi que deux gousses d'ail et les faire dorer dans le beurre.  Ensuite, tout mettre dans la grande marmite et verser au moins 1 litre de bière (jusqu'à noyer le bœuf ;-). Ensuite, y plonger une "tartine" (tranche de pain de campagne) recouverte de moutarde et de ketchup. Salez et poivrez. Laissez mijoter jusqu'à ce que la viande se détache facilement. Enfin, prendre de la Maïzena brune express (qu'on ne trouve qu'en Belgique jusqu'à preuve du contraire) pour épaissir la sauce. Servir avec de la purée et ... un verre de bière !

Bons souvenirs ensemble :
- Les chansons partagées : "Alfonse" de Linday Lemay, "Cadeau" de Marie LaForet. De vraies découvertes !
- Lectures d'histoires en français à la bibliothèque de Lafayette en janvier 2011 :

Duo de choc et de charme pour les enfants !
Merci Valérie. Bon courage pour le retour et merci de m'avoir fait découvrir les bonbons chokotoff, que j'ai d'abord appellé chokobon puis chokotop et enfin chokotopbons ! Démonstration en vidéo de comment manger ce caramel enrobé de chocolat :


La semaine prochaine, je vous fais visiter une ferme américaine hors du commun...

mercredi 2 mars 2011

Le bassin de l'Atchafalaya



Après le Pow Wow dans un gymnase et avant la folie de Mardi Gras à la Nouvelle Orléans, on se met au vert avec quelques images du bassin de l'Atchafalaya. Nous nous sommes rendus à Mc Gee's landing. C'est un restaurant-dancing-magasin de souvenirs qui propose aussi des visites guidées en bateau du marécage ou "swamp tours" à Henderson (à 30 minutes de Lafayette).

Notre guide et son chien, qui se prenait pour un perroquet !
On a parcouru probablement que 5% du bassin car celui-ci est très étendu et ses contours tortueux. Selon le guide, il s'étend sur environ 225 km de long et une trentaine de km de large. Cette dimension varie énormément selon les précipitations et les saisons. Au début, c'est difficile de dire "Atchafalaya" sans se tromper. Essayer, vous allez voir ! C'est un mot indien qui veut dire "grande rivière".

L'histoire de ce lieu est très intéressante car les Cadiens et les Indiens ont cohabité pendant des années. Ils parlaient français entre eux jusqu'au milieu du XXème siècle, sans se préoccuper des "voisins"américains ! On chassait les animaux pour leurs peaux et on coupait les cyprès pour bâtir des maisons flottantes. Le cyprès a la particularité d'être imputrescible. Il est également détesté des termites, ce qui n'est pas négligeable dans ces régions oú ils prolifèrent.

Vous aviez vu une vidéo sur le premier billet du road trip en Floride. Voici quelques photos :

On retrouve les cyprès et les saules recouverts de mousse espagnole et immergés, comme au lac Martin. C'est tout simplement magnifique.




On retrouve les grands oiseaux :

Promis, ce n'est pas moi qui ai donné l'effet Email Diamant sur l'aigrette, c'est naturel !

Marché aux fleurs...

Grand héron bleu
Mais aussi les petits !


Difficile de voir les alligators ce jour là car le guide avait un nouveau bateau. Ne connaissant pas cet inconnu, ils se méfiaient et préféraient garder leurs distances.

Trouvez l'alligator !

Ceci est un petit échantillon de la vie animale. Mais c'est la nuit qu'il y a le plus de mouvements : entre les ratons laveurs et les ragondins, les tortues et les écrevisses, sans parler des différentes espèces de poissons. Les pêcheurs de grenouilles géantes (bullfrog) le savent bien, eux qui sortent le soir au risque de se faire déposséder de leurs prises par des serpents affamés (j'en fais un peu trop là !). Notre guide a fait l'expérience d'un coup de boule donné par une carpe d'Asie !! La concurrence est rude.

Il y avait une voie de chemin de fer qui passait là jusqu'en 1927, date d'une terrible inondation. Il reste quelques vestiges :
Un train passait sur l'eau !

Le pont et ses pylônes de 40 m de long, terminé en 1973 après 6 ans de travaux.

Vue du pont

Cuisine cadienne au restaurant et vue panoramique sur le bassin...




On nous a déconseillé de faire un tour en "air boat" car ils sont très bruyants et font peur aux animaux :


Comme promis, le prochain billet sera consacré à Mardi Gras. Tout le monde ici prépare son costume, même les chiens ! Mais vous saurez tout la semaine prochaine !!

mercredi 26 janvier 2011

Road trip de Noël et jour de l'an 2010 (1)

 
Ce billet est consacré à notre voyage de fin d'année 2010. Il me faudra trois articles au moins pour vous faire partager nos émotions, photos et vidéos. Quand nous sommes arrivés en août 2010 et que tout le monde allait en Floride, on se demandait ce qu'il y avait à visiter dans cet État à part les plages et Disneyworld. Début de réponse dans ce billet...

Nous avons pris pour ce périple la voiture, d’où le titre "road trip" car on a avalé environ 3600 kilomètres ! C'est pratique la voiture parce qu'on peut mettre plein de choses dans le coffre et sur les sièges arrière. Du coup, on a emporté la moitié de la maison + une tente et des duvets + des chaises de campings (très populaires ici) + l'ordinateur portable, etc. Je vous l'ai dit, on était chargé comme des baudets ! Heureusement qu'on n'a pas d'enfants parce qu'on ne saurait pas où les mettre !!

Sur la route : le basin de l'Atchafalaya... Selon le guide du Routard, le pont qui permet d'enjamber cette zone marécageuse est le 2ème plus grand au monde (après celui du Lac Pontchartrain qu'on a traversé plus loin) avec 27 km de long .


Première étape : Laura plantation. On est encore en Louisiane, on a pris la route des plantations qui serpente le long du Mississippi de Baton Rouge jusqu'à la Nouvelle Orléans. Comme on était les seuls français du coin on a eu un guide pour nous tous seuls. Il parlait très vite mais c'est parce qu'il voulait nous  dire le maximum de choses sur la particularité de cette plantation (créole) et l'histoire de la famille qui l'a occupée (cf la tombe des Locoul dans mon billet "Petit tour de Louisiane (1)"). Il nous a aussi raconté son histoire et répondu à nos questions du genre "à quoi ressemble un pécannier ?"ou encore "comment était rythmée la vie d'un esclave à l'époque ?"
La propriété est magnifique et beaucoup d’éléments ont été restaurés. Je l'ai trouvé plus étendue que Nottoway Plantation (d'origine américaine et transformée en hôtel de luxe). Laura était une plantation créole et est encore aujourd'hui le témoignage d'un certain art de vivre, coloré mais aussi cruel.




Je ne vous raconterai pas toute l'histoire de la famille mais il faut savoir qu'ils faisaient venir du vin de Bordeaux pour le revendre. Eux même en consommaient bien sûr. Et que faisaient-ils des bouteilles vide ? Réponse ci-dessous...

Regardez les bananiers à gauche sur la photo du bas. S'ils gèlent, il faut les couper mais ils repoussent très vite. Le jardin est entretenu au fil des saisons et les orangers portaient plein de fruits !


C'est la cloche qui sonne la fin de notre visite. Il faut reprendre la route. Sur le chemin on croise le Mississippi :

Comme c'est la saison des récoltes de canne à sucre, on est tombé sur une usine en plein rendement. Je crois qu'ils font bouillir la canne pour récolter le sucre. La masse de végétaux est assez impressionnante. Comme ça on dirait du foin...

 
A hauteur de la Nouvelle Orléans, on s'est amusé à prendre le pont du lac Pontchartrain qui est un pont de  38 kms ! Un lac assez étendu mais rien comparé aux grands lacs du nord des U.S.A.


Première nuit à Mobile (on prononce à la française) où on a trouvé un joli hôtel. On a surtout aimé manger chez Wintzell's oyster house (celui du centre-ville). Au menu, dégustation d'huîtres de la côte est (grasse et crémeuse mais elles n'ont pas le goût d'iode), gratin d'écrevisses et noix de St Jacques au citron. Miam !




Les gourmets !
La particularité de ce restaurant est d'avoir accroché sur tout espace mural disponible des phrases rigolotes comme celle-ci:
Les huitres seront gratuites pour toute personne de 80 ans accompagnié par son père.
Comme vous pouvez le voir les murs en sont tapissés et on a passé tout le repas à s'en délecter.

La plus belle période pour visiter Mobile est février-mars si vous aimez les Azalées. La ville se fait un point d'honneur de recouvrir les jardins de cette fleur. Historiquement, Mobile était l'emplacement du Fort Condé en 1711, première colonie de blancs de l'Alabama. Pendant 8 ans, elle a été la capitale de la Louisiane Française.

On a aussi appris à faire des gauffres !


La route semble plonger dans le Golfe du Mexique


Paysage de bord de route
Le lendemain, arrivée en Floride, sur la "Forgotten Coast" ou encore la Floride authentique, en contradiction avec la Floride de la souris. On pensait dormir à Apalachicola "terre des gens gentils"en indien mais aussi capitale mondiale des huîtres. Finalement on a poussé jusqu'à St George island. La première fois, on a été surpris de prendre un pont pour aller sur une île mais par la suite on s'est fait à l'idée que la voiture étant reine aux States il n'était pas possible de prendre à chaque fois le bateau.
Maisons à St George Island
Par curiosité, on est allé au bout de l'île, côté est, pour trouver un ranger du parc d'Etat et lui demander où on pourrait passer la nuit. Il nous a proposé de dormir sous la tente, au camping du State Park. Roland m'a regardé avec des yeux plein d'envie et m'a dit "comme ça demain matin on ira voir le lever de soleil en amoureux" ! ...Je n'ai pas résisté et on a monté la tente pour la première fois pendant que le soleil se couchait.

Comme promis, le lendemain réveil à 6h30 pour voir le soleil se lever. Comme je n'avais jamais fait ça avant je croyais que ce serait rapide. Mais non ! Ca a mis un temps fou. Du coup on a marché sur le sable blanc en regardant les étoiles s'effacer dans le ciel.
Lune d'aurore

Les premiers rayons ?



Un compagnon d'observation. Grand héron bleu venu se poser tout près.


Il devait nous prendre pour des pêcheurs. Il n'a pas eu son petit-déjeuner gratuit.

On était quand même bien couvert grâce au duvet !


On a repris notre route le lendemain vers Cedar Key. C'est là qu'on s'est aperçu qu'il y avait de moins en moins de pick-up sur la route. Je ne sais pas si c'était révélateur de la qualité de l'asphalte en Floride ou de la diminution d'un certain genre d'américains... En tous les cas, la route de ce côté-ci est vraiment jolie car elle longe le Golfe du Mexique. On a traversé le Dixieland. Vous connaissez la musique ? C'est aussi une contrée de marécages jusqu'à Cedar Key.

En rendant visite à la chambre de commerce/office du tourisme de Cedar Key, on a pu organiser notre soirée de Noël : un très bon restaurant (Island house) et un hôtel approprié à notre état d'esprit.





Ensuite on a demandé quelles petites balades on pouvait faire dans le coin. On est allée au Lower Suwannee National Wildlife Refuge pour traverser deux chemins, "Shell mound trail" :

Une colline de coquilles d'huîtres !
Pour la petite histoire, les premiers habitants des lieux se sont servis de leur déchets de coquilles d'huîtres pour surélever le terrain où ils vivaient. Ça leur permettait à la fois de se protéger des humeurs de la mer et de recycler utilement leurs détritus.

Sur le Dennis Creek trail on a rencontré un écureuil pas content du tout qu'on le dérange (est-ce qu'il faisait sa sieste ?). Il nous a crié dessus pendant 5 minutes. Il pensait peut-être nous faire peur avec ses mignons rugissements ! Ce chemin est parfaitement aménagé, large pour permettre à des personnes handicapées de l'emprunter. Beaucoup d'oiseaux en bande, de pontons pour traverser les zones marécageuses.

Roland a commencé à écrire mon prénom sur l'eau...
A Cedar Key vous trouverez une petite marina et un centre-ville agréable. Les vacanciers aiment se balader dans des voitures de golf (électriques).
Le jour de Noël, nous avons repris la route et vu beaucoup de ranchs de chevaux. Font-ils de l'élevage ? Dans quel but, course ou saut d'obstacles ? Quoi qu'il en soit, ils étaient bichonnés car protégés du froid par des manteaux.

Prochaine étape : Fort Myers. On se croirait à Miami avec les routes bordées de palmiers immenses. Tout à fait comme dans la série TV "Miami Vice" ! On est allé voir le coucher du soleil sur les îles de Sanibel et Captiva (attention péage !). Beaucoup de grandes villas et d'hôtels de luxe et une débauche de guirlandes et décorations de Noël plus scintillantes les unes que les autres. Ces îles sont très prisées par les collectionneurs de coquillages car leur orientation leur permet de ramasser sur leurs rivages les plus étranges et les plus rares. On a vu aussi nos premiers cormorans noirs !



On finit avec une citation de Roland : "au début, en Amérique, je remarquais les gens gros. Maintenant je remarque les gens minces".

A la semaine prochaine pour la suite de nos aventures en Floride !